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Absence

Absence

Développement

Samuz

Né en 1982

« Le monde évolue si vite et demeure si mystérieux ». Rémi Ama Sossouvi garde les yeux d’un enfant devenu adulte qui a tiré sa signature d’un ouvrage en fil de fer sculpté : sur son curriculum vitae « sa photo » est l’image d’une de ses premières créations, un enfant qui pousse et court derrière un cercle. Dans sa course il y a le temps qui défile et le monde que son regard parcourt, celui des petits gens, la vie ordinaire, des mères protègent leur enfant, des jeunes filles vont à l’école, deviendront un jour princesses, un monde rond comme le cercle de l’enfant. Si à ses débuts, ses sculptures, entrelacs de fils de fer souples, enroulés, tordus, tressés de son émerveillement et des observations sur les nids d’oiseaux, laissaient transparaître la réalité d’une manière plus fidèle, aujourd’hui elles s’affranchissent, composent avec l’espace, avec la lumière, avec des nouvelles matières. Maître tourneur de formation, Samuz est attaché au métal sous toutes ses formes, accessoire d’un personnage, il ancrera celui-ci dans la réalité – jamais totalement car il aime composer avec le vide de l’espace – sinon, comme dans un conte, il arrêtera à mi-chemin son ouvrage et laissera les fils déjà tressés se déployer librement. Ainsi, la moto qui fait parcourir la ville à l’enfant sculptée à moitié, devient la trace d’un souvenir, l’athlète qui coupe l’air de son buste a les jambes emportées dans la vitesse du mouvement, la jeune écolière, c’est le cartable qui porte le poids des matières, elle, elle porte l’insouciance de son âge, reste légère… Demeure aérienne, une sorte de poésie de l’inachevé que l’on peut continuer (ou non) en pensée. F.B.
‘‘The world moves so fast and remains so mysterious’’. Remi Ama Sossouvi keeps the eyes of a child who became an adult who drew his signature from a carved piece of wire: on his curriculum vitae ‘‘his photo’’ is the image of one of his first creations, a child pushing and running behind a circle. In his race there is time passing by and the world that his gaze wanders through, the world of little people, ordinary life, mothers protecting their children, young girls going to school, one day becoming princesses, a world as round as the child’s circle. If at the beginning, her sculptures, interlacing flexible, coiled, twisted, braided wires of her amazement and observations of birds nests, let reality show through in a more faithful way, today they are freeing themselves, composing with space, with light, with new materials. A master turner by training, Samuz is attached to metal in all its forms, an accessory to a character, he will anchor it in reality – never totally because he likes to compose with the emptiness of space – otherwise, as in a fairy tale, he will stop halfway through his work and let the already braided threads unfold freely. Thus, the motorbike that takes the half-sculpted child on a tour of the city becomes the trace of a memory, the athlete who cuts the air from his bust has his legs carried away in the speed of movement, the young schoolgirl is the schoolbag that carries the weight of the materials, she carries the recklessness of her age, remains mild… Remains aerial, a kind of poetry of the unfinished that can be continued (or not) in thought. F.B.

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