« Son travail plastique a commencé en dessinant des formes dans du
bois. Ceci lui vaut une attention toute particulière de Dominique Zinkpé,
qui petit à petit l’embarque sur son bateau artistique. Tout en étant
assistant de Zinkpè, Marius se crée son environnement et sa touche
artistique au travers de masques en bois de pirogue. Le masque, celui
que l’on dessine sur son visage, celui qui cache un sentiment, celui
qui s’empreinte dans le bois, âmes de toutes ces personnes qui
utilisent les pirogues pour pêcher, ou traverser d’une rive à l’autre.
Il décline ses masques avec du fer. Il les redessine, les affine, ainsi il
utilise le fer comme une ligne dessinée. Du visage des masques, il en
vient à construire le volume d’une tête. Il commence alors un projet
autour de Ayônounda (nattes en Fongbe). Il part sur les traces de ses
mères pour rattraper le souvenir du sens des coiffures et leurs formes.
O’Jeikere l’a fait avec son appareil photo. Marius tout en s’appuyant
sur ses pères, va continuer à tordre le fer pour parler de la coiffe. Ceci,
pas simple réécriture d’une société, mais mélange et rencontre avec
aujourd’hui. Sculpter la contemporanéité des têtes qui l’entourent. »
Il est un des artistes de la résidence-échange Elowa-AAB, L’un dans l’autre,
présents à la 23ème édition des Portes ouvertes des ateliers d’artistes de Belleville
à Paris en 2012 et de l’exposition collective Densité génération nouvelle,
proposée dans le cadre des projets spéciaux de la biennale d’art contemporain
Regard Biennale Bénin 2012 à Unik, centre d’Art contemporain à Abomey.
S. Y, Correspondant Média ATACORA


