Asprina s’insurge contre les violences faites aux femmes.
Dans le cadre d’une performance tenue à Porto-Novo.
Asprina a retenu l’attention le jeudi 19 Décembre 2019 à Porto-Novo pour une performance dans laquelle elle s’est illustrée et qui se rapportait à la dénonciation des violences faites aux femmes.
« Jusqu’à quand ?». La question capitale écrite en des lettres d’un noir pur et plein, sur une pancarte de fond blanc, que portait Asprina, de son nom, à l’état civil, Gbèhouédé Prisca Nina Assogba, le jeudi 19 Décembre 2019 en pleine rue de Porto-Novo, et qu’elle exhibait, habillée qu’elle était d’une sorte de combinaison blanche qui lui prenait tout le corps et qui était parsemé de points et d’espace peint en rouge, comme s’il s’agissait de trace de sang, symbolisant des séquelles de violents coups de poing, notamment .
Avec la question indiquée, bien lisible, l’artiste amenait la population qui assistait à sa démonstration à s’interroger sur tout le moment pendant lequel devait encore durer un fléau tel que celui des violences faites aux femmes. Apparemment, une manière de sensibiliser l’opinion public, de pousser les hommes qui participaient à la manifestation artistique à se corriger pour contribuer à faire la donne, surtout que l’artiste Asprina par le blanc qui l’habillait, ne pouvait laisser les passants indifférents, un blanc qui harmonisait avec celui de la pancarte.
La force et le caractère pathétique de cette performance ne devraient pas surprendre, surtout lorsqu’on sait que quatre ans auparavant, Asprina s’était fait former en arts plastiques dans les ateliers d’un performeur béninois dont la réputation n’est plus à faire : Youchaou KIFFOULY, alias « Le peintre africain ». Il ne reste qu’à la jeune femme à travailler si intensément qu’elle puisse se montrer digne de son formateur.

R. T, Correspondant Média COUFFO