Je suis plasticienne et photographe au Bénin, née le 18 Avril 1989, à Abomey- Calavi, d’un père entrepreneur et d’une mère styliste. Très tôt attirée par la création artistique, j’intègre l’ESMA (Ecole Secondaire des Métiers d’art) à SOS-Village d’Enfants du Bénin, et j’obtiens le CAP et le DT/STMA (diplôme de technicien en science et techniques des métiers d’arts, spécialité art textile). Ce dernier diplôme équivalent au Baccalauréat m’a ouvert les portes de l’université d’Abomey Calavi où je me suis inscrite dans le département d’histoire et d’archéologie. Pour ma troisième année j’ai participé à l’option Histoire de l’art et obtenu une licence. Par la suite j’ai soutenu une maitrise sur le thème «Evolution des attributs royaux Nago du 13éme au 21eme siècle, et en particulier ceux des costumes des rois de Kétou.» Actuellement étudiante au FRESNOY Studio National Des Arts Contemporains en France (Tourcoing)

J’ai pu participer à des expositions collectives, des résidences et des workshops, sur le plan national et international. J’ai également présenté mes travaux dans des expositions solo dont: La trajectoire en 2012 dans les locaux du Campus Numérique Francophone (CNF) Cotonou Bénin; Mon parcours en 2015 au Café des Arts Cotonou Bénin; rêves de l’au-delà en 2018 au centre art et culture de Lobozokpa Cotonou Bénin.

 DEMARCHE ARTISTIQUE

Six années d’études théoriques et pratiques mon ouvert les voix vers différents médiums. La peinture et le dessin puis la photographie m’ont permis d’évoluer vers des techniques plus contemporaines, vers des installations et des recherches filmiques. Je pouvais ainsi tresser des liens avec ces techniques, les métisser, les marier.

La photographie m’engagea très vite vers des recherches plus pictorialistes que documentaires. J’éprouvais vite l’envie de bricoler ce substrat, de le transformer de le redessiné pour que ce réel s’accorde à mes désirs, mes rêves et une recherche plastique.

« Les morts ne sont pas morts » écrit Birago Diop, ils sont dans l’air que nous respirons, dans le vent qui souffle et qui murmure à nos oreilles et dans la beauté des formes.

Fantômes, revenants, hantent nos cultures, enrichissent notre mythologie. Ce que je n’arrivais pas complètement à matérialiser dans la photographie m’indiqua de les éprouver avec un autre médium, l’image animée… le cinéma.

Je fais de mes traditions le creuset à partir duquel s’ouvre une porte sur le monde. Une porte à partir de laquelle j’invite d’autres cultures à partager la mienne. C’est dans ce rendez-vous du donner et du recevoir que j’espère voir naître la « civilisation de l’Universel » si chère à Léopold Sédar Senghor.

A. S, Correspondant Média Atlantique,