Pour la lutte contre la maladie à coronavirus, aucun apport se sera de trop. Le plasticien Gérard T. Hountondji propose son pinceau, ses toiles et son inspiration pour venir à bout de cette pandémie. Une autre forme de thérapie que l’artiste expérimente, depuis samedi 15 août dernier, à travers une exposition et une série d’activités.

« Toutes les solutions possibles pour venir à bout de la maladie à coronavirus doivent être expérimentées. Je pense que les arts plastiques ont un rôle important à jouer à cet effet ». Ce samedi après-midi, Gérard T. Hountondji avec son calme légendaire explique aux visiteurs les raisons qui justifient l’exposition qu’il a initiée ensemble avec ses pairs de la Fédération béninoise des associations d’artistes plasticiens (Fbaap). Il aurait pu conduire seul cette initiative personnelle. Mais le plasticien a fait sienne la philosophie du roi Ghézo. Selon lui, tous les doigts sont indispensables pour maintenir l’eau dans la jarre trouée. Autour de lui, près de deux cents tableaux de divers acabits, les uns aussi attirants que les autres. Face à lui, malgré le soleil qui dictait sa loi, une foule de touristes, de ressortissants de la région, de vendeurs du marché. Tous sont venus comprendre les raisons de cette présence inhabituelle d’œuvres d’art sur l’embarcadère de Ganvié où l’ambiance ordinairement très bruyante a cédé place à un silence temporaire pour écouter le plasticien en croisade contre le Covid-19, mais surtout apprécier ses œuvres.

L’exposition est intitulée « Peinture et convivialité (Stop Covid-19) ». L’explication qu’en donne Gérard T. Hountondji fait bien des émules. Selon ce plasticien dont les œuvres ont déjà voyagé un peu partout dans le pays, « personne ne s’est posé la question de savoir comment les arts plastiques peuvent contribuer à la lutte contre le Covid-19». Pourtant, reprend-il, le seul fait de voir ou d’avoir dans son environnement une oeuvre d’art suffit à rappeler à la mémoire collective les engagements à prendre contre ce mal. « Aujourd’hui, les gestes barrières contre la maladie ont tendance à être foulés aux pieds. Sur un espace comme cet embarcadère où des touristes et les populations locales sont dans un brassage permanent, il est important que le respect de ces gestes soit de mise », exhorte l’artiste en présentant au public l’une de ses réalisations. Pour cette foule de gens peu proches du travail des plasticiens, l’œuvre, au-delà de la beauté physique et le mélange des couleurs, ne dit pas grand-chose. Mais tous ont bien remarqué la bavette qui trotte au milieu de l’œuvre et chacun s’imagine à sa manière le message que tente de passer l’artiste. Mais la plus grosse attraction de l’exposition reste un grand tableau partagé entre les couleurs jaune, rouge, verte et marron. « Cette œuvre ne porte pas un nom », explique Gérard. Il veut laisser le soin à chaque visiteur et touriste de la nommer à sa manière. Mais on devine bien le message qu’il y véhicule en déchiffrant les signes et symboles qui s’y logent. On y retrouve notamment des feuilles vertes de plante, des comprimés, un arbre, un récipient, une figurine portant un masque…Le message sur cette œuvre est varié et s’adresse à toute personne qui croise le chemin de ce tableau, soutient Gérard. Le premier message que véhicule le plasticien, c’est le port de masque obligatoire pour venir à bout du Covid-19. Deuxième message, l’impossibilité à ce jour de trouver un remède contre ce mal. Et c’est là que le plasticien appelle médecines moderne et traditionnelle à se donner la main, convaincu qu’il est que la solution existe et qu’ensemble, elle pourrait être trouvée.

F. R. N, Correspondant Média Ouémé

Tél: (+229) 97 773 785
(+229) 95 816 608 /
Email: abapforpi@yahoo.fr ;
associationabap@gmail.com ;

Ce site web est créé et maintenu avec le soutient financier de l'Union Européenne. Son contenu releve de la seule responsabilité de l'Association Béninoise des Arts Plastiques et ses partenaires et ne reflete par necessairement les opinions de l'Union Européenne